La réponse coule de source.

Autant de débats, de forums, de réformes …à propos de l’enseignement au Maroc.

      À chaque fois, il est question de la place de l’élève dans le système scolaire, parfois ce sont les programmes ou la méthodologie, ou encore le financement du secteur …

      Mais toutes ces discussions, ce brouhaha laissent de côté et occulte un point : le rôle du professeur dans l’apprentissage.

     Les gens qui n’ont jamais enseigné se demandent :

« Pourquoi les instituteurs et professeurs sont un élément décisif dans l’enseignement ? »

La réponse coule de source.

Parce que ce sont eux qui le prodiguent, avec les influences que cela implique sur les acquis des élèves.

La plupart des échecs constatés dans la mise en place des réformes de l’éducation ont un dénominateur commun : l’enseignant.

                                     Il est le moteur de l’enseignement

  La façon dont l’enseignant mène son cours, joue de façon importante sur la réussite des élèves. La note du Centre d’analyse stratégique CAS souligne que l’ « effet enseignant » est supérieur à l’« effet établissement ».

« Pour faire simple, il est plus important d’avoir un bon enseignant que d’être dans un établissement réputé », explique Vincent Chriqui, directeur général du CAS.

Les élèves et étudiants sont inscrits dans différentes établissements et sont formés par divers enseignants, dont les compétences pédagogiques et les qualifications académiques diffèrent. Malheureusement, peu d’enseignants ont un impact positif sur la vie de leurs élèves.

 

Ceux qui ont un impact positif sur leurs élèves, se partagent les mêmes qualités ou comportements : Motivation et épanouissement.

 L‘enseignement est un travail stressant et contraignant mais c’est aussi un travail très satisfaisant et agréable. L’enseignant, qui s’épanouie dans l’enseignement, donne vie aux leçons en les rendant interactives et attrayantes pour partager un moment agréable avec ses élèves. Il doit tenir compte des conditions sociales et morales de chaque élève, comprendre et partager leurs soucis mais aussi leurs joies, respecter ses élèves et gagner leur respect….

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  Le gros problème, aujourd’hui, c’est cette absence de motivation et de vocation pour l’enseignement : un salaire dérisoire sujet à des réductions/ coupes périodiques, (une pensée à monsieur Benkirane), un manque de reconnaissance continu et une dévalorisation continue de l’image de l’enseignant, allant parfois jusqu’au « Mépris » !

Dans la plupart  des cas, l’enseignant est dans la classe non par choix, mais parce qu’il ne trouve pas un autre travail stable .En classe, il se contentera simplement de suivre les instructions des manuels et livres officiels… et encore.

  L’enseignement devient un refuge, le bout du tunnel à une époque où l’ogre du chômage plane sur toutes les classes, et surtout les classes défavorisées ou moyennes.

Résultats :

on se retrouve avec des enseignants par convocation et non pas par vocation !

  La société n’améliore pas les choses : l’enseignant est méprisé et tenu responsable de tous les échecs des jeunes.

Les bons enseignants, et il y en a encore, rejoignent les moins bons lorsqu’on les oblige à continuer à enseigner/ travailler comme n’importe quel fonctionnaire, sachant que si l’enseignant donne toute son énergie en classe, il ne peut jamais tenir le rythme, au bout d’une trentaine d’années de pratique.

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 Le gouvernement devrait donc garantir que les enseignants travailleront dans des conditions matérielles favorables.

        Une rémunération honorable et un environnement qui favorise leur réussite de sorte que les meilleurs éléments souhaiteront poursuivre leur carrière : l’effectif des élèves, l’aménagement de la classe et les moyens de bien faire leur métier.

   L’évaluation des instituteurs et professeurs en vue de leur progression devrait aussi tenir une grande place.

   La note du Centre d’analyse stratégique (CAS) met en avant des pistes pour améliorer l’efficacité des professeurs. « Les études françaises et étrangères soulignent que la formation et l’expérience des enseignants ne suffisent pas à déterminer leur compétence, pas plus que leur motivation …, note Vincent Chriqui. Leur efficacité est davantage liée à « la façon de faire cours. »

 « Il faut donner aux professeurs les moyens de bien faire leur métier, donc une bonne formation initiale comme continue et un recours au travail en équipe pour obtenir ce retour sur les pratiques. » Sébastien Sihr, secrétaire général Syndicat national unitaire des instituteurs professeurs des écoles et Pegc (Snuipp-FSU).

   N’oublions pas le rôle de la famille ; les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leur enfant .Ils agissent comme modèles et influencent les attitudes et les conduites de leur enfant.

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