BREXIT 1

Mardi, 11 décembre 2018, le Parlement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord devait voter pour accepter ou non l’accord négocié par la première Ministre Teresa May avec l’Union européenne, suite à la décision de la Grande –Bretagne de quitter l’Europe, couramment appelée le BREXIT.

La veille du vote, Teresa May a annoncé le report de ce vote, senti négatif, sans donner une date précise.

Cette décision a suscité la colère des parlementaires britanniques, qu’ils soient de l’opposition (parti Travailliste) ou même du parti conservateur de la première Ministre, et entrainé une chute historique de la livre sterling.

     De quoi s’agit-il au juste ?

Comme vous le savez, ou peut-être pas encore,le mot BREXIT est un mot-valise anglais construit à partir de deux mots : British (« Grande-Bretagne ») et exit (« sortie »). Il s’oppose au mot Bremain qui fusionne les mots British et Remain  (« rester »).

    On désigne communément sous le terme BREXIT la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, et plus particulièrement la procédure de retrait entamée le 29 mars 2017 par la notification de l’article 50 du traité sur l’Union européenne, relatif aux modalités de départ d’un Etat membre de l’UE.

Mais avant d’arriver au 29 mars 2017, un événement majeure s’est produit au Royaume :

le référendum du 23 juin 2016, à l’issu duquel les Britanniques ont voté
en  faveur
du BREXIT à 51,9% des suffrages.

L‘origine de ce référendum remonte en quelque sorte à 2009. A ce moment, David Cameron ou « lucky Davy » comme on l’appelle au Royaume Uni, n’est pas encore premier ministre, mais chef de l’opposition conservatrice.
Le gouvernement travailliste de l’époque vient d’approuver par la voie parlementaire le traité de Lisbonne, replaçant ainsi le traité constitutionnel européen.

M. Cameron, qui avait plaidé en vain pour consulter les Britanniques par référendum sur ce texte, fait une promesse :

« Il ne sera plus jamais possible pour un gouvernement britannique de transférer davantage de pouvoirs à l’Union européenne sans que le peuple britannique ait son mot à dire par la voie d’un référendum. »

         C‘est ainsi qu’une fois au pouvoir depuis 2010, et sentant le Parti Conservateur en danger devant la montée du Parti de l’Indépendance du Royaume-Uni (UKIP- United Kingdom -Independence Party) dans les sondages, il promet l’organisation d’un référendum sur le sort de son pays au sein de l’UE.

   Si les conservateurs remportent le prochain scrutin et qu’il est reconduit, M. Cameron entamera une renégociation des termes de l’appartenance européenne du Royaume-Uni, avant de proposer, en 2017, un « choix simple » aux Britanniques : rester ou partir.

Réélu triomphalement le 8 mai 2015, David Cameron engage immédiatement le processus d’organisation du référendum, programmé en juin 2016.

Commence alors pour lui un compte à rebours dangereux :

    Il a un an pour renégocier auprès de ses partenaires européens les termes du contrat qui lie les Britanniques à l’UE.

      Malheureusement, les compromis acceptés par les autres membres de l’Union avant le referendum n’ont pas suffi à convaincre une majorité de Britanniques de rester dans l’Union.

Il est vrai que le référendum du 23 Juin avait une valeur consultative et non contraignante et qu’il appartient au Parlement britannique, où il existe une majorité de partisans du “Remain”, de se prononcer en dernier lieu sur l’application de l’article 50.(voir info.utiles°.

Organiser un deuxième referendum pour obtenir un résultat différent c’est possible.

Les peuples irlandais et danois ont été appelés à voter une deuxième fois pour renverser les résultats négatifs d’un premier referendum sur la ratification de Traités européens.  Mais ces pays avaient obtenu des concessions supplémentaires par les Chefs d’État et de gouvernement des autres pays qui ont rendu possible l’organisation d’un deuxième referendum.

Dans le cas britannique, l’accord intervenu le 19 Février dernier au sein du Conseil européen excluait expressément une nouvelle négociation avec le Royaume-Uni en cas de résultat négatif du référendum. Par conséquent:

  cet accord est devenu caduc et il semble exclu que les Chefs d’État et de gouvernement des 27 pays reviennent sur leur décision sans perdre toute crédibilité.

    L‘histoire de ce processus, et sa continuation future, peuvent être résumées dans les chronologies ci-dessous:b1droit

Le calendrier des négociations

b5

droit

Quelles conséquences pour l’UK?

       Le monde a les yeux rivés sur l’Europe et plus particulièrement sur le Royaume-Uni.

Durant la journée du jeudi 23 juin 2016, les Britanniques se sont exprimés par référendum et ont fait part de leur vœu de quitter l’Union Européenne.

Un séisme politique, mais aussi économique, dont les conséquences sont pourtant difficiles à évaluer.

    La portée de l’impact économique du   BREXIT est difficile à évaluer avec certitude. A court terme, le choix exprimé par le Royaume Uni de la sortie de l’Union Européenne est extrêmement  perturbateur:

Dès son ouverture, la place boursière de Londres a déjà perdu plus de 7 %.

A plus long terme, ce choix pèsera aussi sur la croissance et l’emploi.

Sans prétendre faire le tour de la question, je vous propose d’en traiter les points suivants qui me paraissent intéressants, avant de conclure sur une alternative potentiel, celle de l’abandon du BREXIT :

-Les avantages et inconvénients du BREXIT;

-Les implications du BREXIT pour le Royaume- Uni;

-L’impact du BREXIT sur le Maroc

  A suivre

Articles : Ilham Abbadi

Infographiste Designer : Anakine

 

 

 

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